Classement des écoles d'ingénieurs 2021

Le classement résulte d'une étude menée sur 171 écoles d'ingénieurs. L'étude analyse en particulier les diplômes d'ingénieurs sous statut étudiant de ces écoles. Les écoles sont classées selon cinq critères harmonisés en fonction des secteurs de sortie et de la taille de l'établissement. Les données utilisées proviennent principalement des statistique de la SCEI, de Parcoursup, de la campagne de certification annuelle de la CTI et de l'enquête sur l'insertion professionnelle de la CDEFI.

Sur le classement 2021, les algorithmes utilisant les données SCEI ont été améliorés ; le nombre de secteurs pris en compte pour le calcul de l'employabilité a doublé (améliorant la finesse de l'équilibrage) ; enfin le critère alumni prend en compte les fondateurs du NEXT40.

Suite à la crise sanitaire CoVid-19, les écoles ont été affectées de façon hétérogène sur leur score international. L'aspect conjecturel de cette variation doit être prise en compte dans l'analyse de ce classement.

Le classement

NotationÉcoleSélectivitéEmployabilitéRechercheInternationalAlumniNote finale
AAA
Ecole polytechniqueEcole polytechnique
100909741100100
AAA
Mines ParisTech - PSLEcole nationale supérieure des mines de Paris
1007981276386
AAA
Ecole des Ponts ParisTechEcole nationale des ponts et chaussées
976778564581
AAA
CentraleSupélecCentraleSupélec
987471322676
AAA
Télécom ParisInstitut Mines-Télécom Télécom ParisTech
957089571375
AAA
ENSTA ParisEcole nationale supérieure de techniques avancées
927486462075
AAA
ESPCI Paris - PSLEcole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris
978410017075
AAA
ENSAE ParisEcole nationale de la statistique et de l’administration économique
90839027873
AAA
ISAE-SUPAEROInstitut supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace
966769421071
AA
Centrale LyonEcole centrale de Lyon
88676940466

Méthodologie

Sélectivité

Objectif : ce critère montre le niveau moyen de l’école à la sélection de ses étudiants, proportionnellement à ces différentes voies d’accès (post-prépa, post-bac, filières parallèles). Il se base selon la voie d’accès sur la moyenne au baccalauréat ou le rang moyen d’admission au concours.

Sources : statistiques Parcoursup, SCEI et SIGEM, données CTI et données des écoles.

Calcul :

  • Pour les étudiants issus de Parcoursup ou de candidatures sur dossier post-bac, la note retenue est la moyenne au bac ;

  • Pour les étudiants issus des concours post-prépa, la note retenue est le rang moyen d’intégration ;

  • Pour harmoniser les notes issues des différents concours, le rang moyen des intégrés d’un concours est projeté sur la moyenne au bac des intégrés des écoles de ce concours ;

  • Sur cette projection, la méthode des moindres carrés permet d’extraire une note (comparable à la moyenne au baccalauréat) pour chacune des voies d’accès (concours différents, filières d’intégration différentes, …) ;

  • Les notes sont finalement moyennées proportionnellement au nombre d’intégrés selon les différentes voies d’accès ;

  • La moyenne obtenue révèle le niveau moyen des étudiants intégrés.

Remarque : les intégrations selon la voie d’admission par voie universitaire ne sont pas prises en compte car les données disponibles sur ces intégrations sont trop faibles.

Employabilité

Objectif : Ce critère montre la valeur du diplôme aux yeux des entreprises des secteurs visés par l’école. Il se base sur le salaire médian des jeunes diplômés traité selon les secteurs de sortie.

Exemple : AgroParisTech qui place la majorité de ses étudiants dans l'industrie agronomique et en agriculture a un salaire en sortie nettement plus faible que l’ENSAE Paris qui vise particulièrement le secteur banque et assurance, alors que ces deux écoles sont des références dans leurs domaines respectifs. Ainsi, la méthode de calcul permet d’harmoniser ces écarts dus au secteur de sortie.

Sources : données CTI et données des écoles.

Calcul

Définitions :

Soit l'indice de l'école. Pour calculer le critère d'employabilité nous utilisons :

  • : salaire moyen en sortie de l'école  pour les diplômés ayant un emploi en France et hors thèse ;

  • : la répartition moyenne des diplômés de l'école selon 25 secteurs, en pourcentage ;

  • : le nombre de diplômés de l'école ;

  • : le niveau de sélectivité préalablement calculé.

On note :

La liste de salaire moyen et celle des niveaux de sélectivité sont normalisées et réduites :

Pour un secteur donné, le salaire est un bon indicateur de la valeur du diplôme sur le marché du travail. En effet, à la fin d'un diplôme d'ingénieur l'expérience d'un diplômé n'est composée que de quelques stages (ou une alternance) ainsi le diplôme représente à ce moment une grande partie de la "valeur" du candidat que l'entreprise va "acheter" au prix du salaire.

Calcul du salaire moyen traité par secteur :

On pose le salaire traité de chaque école en insensibilisant du niveau d'entrée de ces dernières :

L'objectif de cette étape étant de ne pas prendre en considération le niveau d'entrée dans l'école mais seulement l'influence des secteurs d'activité.

La formule suivante renvoie, au sens des moindres carrés et pondéré par le nombre de diplômés par école, le salaire moyen par secteur :

Résultats :

On calcul le salaire théorique que l'école devrait procurer simplement en fonction de la répartition dans les différents secteurs d'activité (qui sert de salaire de référence) :

Finalement, on définit le niveau d'employabilité de l'école comme la différence entre le salaire moyen effectif de cette dernière et son salaire théorique :

Recherche

Objectif : ce critère montre l’intérêt pour la recherche des étudiants à leur sortie de l’école. Il se base sur la proportion de jeunes diplômés continuant leurs études en thèse, traitée selon les secteurs de sortie.

Exemple : les écoles de chimie comme Chimie ParisTech, envoie naturellement leurs étudiants en recherche, cependant des écoles comme Centrale Nantes sont des références dans la recherche pour d’autres secteurs comme la mécanique. Ainsi, la méthode de calcul permet d’harmoniser ces écarts dus au secteur de sortie.

Sources : données CTI et données des écoles.

Calcul :

  • Premièrement, la proportion moyenne de poursuite en thèse par secteur est déterminée par une méthode des moindres carrées issue de l’identification pour l’automatique, permettant d’appliquer cette méthode pour un système en plusieurs dimensions. Le vecteur des proportions moyennes par école est noté b, la matrice de répartition des secteurs de sorties est notée A et sa transposée At. Ainsi, la proportion théorique par secteur est obtenue en faisant (At*b)/(At*A) ;

  • Ensuite, la proportion moyenne que devrait avoir une école en sortie est déterminée en fonction de ses débouchés et des proportions moyennes de ces différents secteurs ;

  • La note finale est obtenue par la différence entre la proportion effectivement constatée en sortie de l’école et la proportion théorique calculée précédemment.

International

Objectif : ce critère qualifie l'intensité du contact entre les étudiants tout au long de leur parcours avec l'international (en termes de personnes, d'institutions d'enseignement ou professionnellement). Cinq taux sont utilisés pour calculer ce critère ce qui permet (i) d’éviter de valoriser une politique particulière d’école (tournée sur les recrutements à l’étrangers, les doubles-diplômes ou autre) et (ii) d’éviter de valoriser une école par sa taille.

Sources : données CTI et données des écoles.

Calcul

Le critère résulte de la moyenne de cinq taux :

  • Proportion d’étudiants recrutés sur filières étrangères ;

  • Proportion d’étudiants intégrant l’école avec un double-diplôme étranger ;

  • Proportion d’étudiants obtenant un double-diplôme étranger pendant leur scolarité au sein de l’école ;

  • Proportion de diplômés avec une nationalité étrangère ;

  • Proportion de diplômés ayant pris poste à l’étranger.

Alumni

Objectif : ce critère évalue la proportion d'étudiants des cinquante dernières années étant parvenus au plus haut niveau de réussi académique, professionnelle, entrepreneuriale ou politique.

Sources : sites officiels des différents prix, de la FrenchTech et des entreprises du CAC40.

Calcul

Le calcul repose sur quatre sous-indicateurs reflétant chacun une discipline et une typologie de carrière propre et ne tenant compte que des personnalités diplômées il y a moins de 50 ans :

  • carrière professionnelle : indicateur basé sur les patrons du CAC40 ;

  • carrière entrepreneuriale : indicateur basé sur les fondateurs du Next40 ;

  • carrière de recherche : indicateur basé sur les Prix Nobel, Prix Wolf, Prix Abel, Prix Turing, Prix Crafoord, Prix Vestlesen, Médaille Fields et médaille d’or du CNRS ;

  • carrière politique : indicateur basé sur les présidents de la république, président du sénat, premier ministre et président de l'assemblé nationale.