Classement des écoles d'ingénieurs 2025

Le classement résulte d'une étude menée sur 190 écoles d'ingénieurs. L'étude analyse en particulier les diplômes d'ingénieurs sous statut étudiant de ces écoles. Les écoles sont classées selon six critères harmonisés en fonction des secteurs de sortie et de la taille de l'établissement. Les données utilisées proviennent principalement des statistiques de la SCEI, de Parcoursup, de la campagne de certification annuelle de la CTI et de l'enquête sur l'insertion professionnelle de la CDEFI et des données d'admission.

En 2025, les critères évoluent pour la première fois depuis la création de DAUR en 2019. La méthodologie est en cours de rédaction.

Note : Pour les écoles avec un diplôme généraliste et des diplômes spécialisés (à l'instar des Mines Saint-Etienne), nous avons fait le choix de ne considérer dans cette étude que le diplôme généraliste, les classements par diplôme permettent d'avoir la vision la plus fine.

Le classement

NotationÉcoleNiveau moyenSélectivitéAttractivitéEmployabilitéRechercheEntreprenariatScore total
AAA
Ecole polytechniqueEcole polytechnique
9594100100605091
AAA
Mines Paris - PSLEcole nationale supérieure des mines de Paris
91918480304177
AAA
CentraleSupélecCentraleSupélec
81788381343673
AAA
ESPCI Paris - PSLEcole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris
78766973872170
AAA
ENSTA ParisEcole nationale supérieure de techniques avancées
81797165432466
AAA
Ecole Nationale des Ponts et ChausséesEcole nationale des ponts et chaussées
83817466223366
AAA
ISAE-SupaéroInstitut supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace
81787158464265
AAA
ENSAE ParisEcole nationale de la statistique et de l’administration économique
78766474221564
AAA
Télécom ParisInstitut Mines-Télécom Télécom ParisTech
80777061422063
AAA
Centrale LyonEcole centrale de Lyon
73716868352663

Méthodologie

Coefficient

Objectif : Les coefficients sont pondérés de façon à avoir un équilibre entre les mesures d'entrée (niveau moyen, sélectivité, attractivité) et les mesures de sortie (employabilité, recherche, entreprenariat). Aussi au niveau des critères de sortie la pondération cherche à refléter la proportion d'étudiant concernée.

Critères d'entrée :

  • 2 : niveau moyen

  • 2 : sélectivité

  • 2 : attractivité

Critères de sortie :

  • 4 : employabilité

  • 1 : recherche

  • 1 : entrepreneuriat

Calcul du score total sur 100, intégrant un bonus de spécialisation entre 1 et 6 / 100 :

Niveau moyen

En cours de rédaction.

Sources : données SCEI 2024 (fournies par certaines écoles - détail dans l'article attractivité) des classements dans les différentes filières de concours, données Parcoursup des écoles post-bac et des CPGE issues des rapports d'analyse des candidatures de la session 2024, données CDEFI des nombres d'intégrés par niveau de moyenne au bac pour les intégrations à bac+2 hors CPGE.

Séléctivité

En cours de rédaction.

Sources : données SCEI 2024 (fournies par certaines écoles - détail dans l'article attractivité) des classements dans les différentes filières de concours, données Parcoursup des écoles post-bac et des CPGE issues des rapports d'analyse des candidatures de la session 2024, données CDEFI des nombres d'intégrés par niveau de moyenne au bac pour les intégrations à bac+2 hors CPGE.

Attractivité

En cours de rédaction.

Sources : données SCEI 2024 (fournies par certaines écoles - détail dans l'article attractivité) des classements dans les différentes filières de concours, données Parcoursup des écoles post-bac et des CPGE issues des rapports d'analyse des candidatures de la session 2024, données CDEFI des nombres d'intégrés par niveau de moyenne au bac pour les intégrations à bac+2 hors CPGE.

Employabilité

Objectif : Ce critère montre la valeur du diplôme aux yeux des entreprises des secteurs visés par l’école. Il se base sur le salaire médian des jeunes diplômés traité selon les secteurs de sortie pour avoir la vision proche la plus directe ainsi que sur le nombre de dirigeant du CAC40 au cours des 20 dernières années pour avoir une vision plus long terme.

Exemple : AgroParisTech qui place la majorité de ses étudiants dans l'industrie agronomique et en agriculture a un salaire en sortie nettement plus faible que l’ENSAE Paris qui vise particulièrement le secteur banque et assurance, alors que ces deux écoles sont des références dans leurs domaines respectifs. Ainsi, la méthode de calcul permet d’harmoniser ces écarts dus au secteur de sortie.

Calcul

Définitions :

Soit l'indice de l'école. Pour calculer le critère d'employabilité nous utilisons :

  • : salaire moyen en sortie de l'école  pour les diplômés ayant un emploi en France et hors thèse ;

  • : la répartition moyenne des diplômés de l'école selon 25 secteurs, en pourcentage ;

  • : le nombre de diplômés de l'école ;

  • : le niveau moyen préalablement calculé.

On note :

La liste de salaire moyen et celle des niveaux de sélectivité sont normalisées et réduites :

Pour un secteur donné, le salaire est un bon indicateur de la valeur du diplôme sur le marché du travail. En effet, à la fin d'un diplôme d'ingénieur l'expérience d'un diplômé n'est composée que de quelques stages (ou une alternance) ainsi le diplôme représente à ce moment une grande partie de la "valeur" du candidat que l'entreprise va "acheter" au prix du salaire.

Calcul du salaire moyen traité par secteur :

On pose le salaire traité de chaque école en insensibilisant du niveau d'entrée de ces dernières :

L'objectif de cette étape étant de ne pas prendre en considération le niveau d'entrée dans l'école mais seulement l'influence des secteurs d'activité.

La formule suivante renvoie, au sens des moindres carrés et pondéré par le nombre de diplômés par école, le salaire moyen par secteur :

Résultats :

On calcul le salaire théorique que l'école devrait procurer simplement en fonction de la répartition dans les différents secteurs d'activité (qui sert de salaire de référence) :

Finalement, on définit le niveau d'employabilité de l'école comme la différence entre le salaire moyen effectif de cette dernière et son salaire théorique :

Sources : données CTI (salaires médians et moyen, nombre de diplômés), CDEFI (répartition des diplômés par secteur d'activité), données des écoles (notamment rapports des enquêtes CGE), résultats DAUR issus de l'analyse des notes moyennes.

Calcul de l'employabilité alumni

Définitions :

Soit l'indice de l'école. Pour calculer le critère d'employabilité alumni nous utilisons :

  • les 40 place de l'indice CAC40, qui peuvent avoir des entreprises différentes au fil du temps, e.g., l'indice d'ArcelorMittal était occupé par Orange avant 2003 et Equant avant 2001 ;

  • le directeur général de la société de l'indice à la date ;

  • la première formation de niveau master suivie par le dirigeant , e.g., un X-Corps de Mines ayant suivi un MBA à l'INSEAD aura la valeur .

Calcul du résultat par école :

Sources : données CTI (nombre de diplômés), données publiques sur les dirigeants du CAC40 et leurs parcours de formation (notamment Wikipédia, LinkedIn et sites des entreprises).

Recherche

Objectif : Ce critère montre la valeur du diplôme aux yeux des entreprises des secteurs visés par l’école. Il se base sur le salaire médian des jeunes diplômés traité selon les secteurs de sortie pour avoir la vision proche la plus directe ainsi que sur le nombre de dirigeant du CAC40 au cours des 20 dernières années pour avoir une vision plus long terme.

Exemple : AgroParisTech qui place la majorité de ses étudiants dans l'industrie agronomique et en agriculture a un salaire en sortie nettement plus faible que l’ENSAE Paris qui vise particulièrement le secteur banque et assurance, alors que ces deux écoles sont des références dans leurs domaines respectifs. Ainsi, la méthode de calcul permet d’harmoniser ces écarts dus au secteur de sortie.

Calcul

Définitions :

Soit l'indice de l'école. Pour calculer le critère de recherche, de façon similaire au calcul du critère d'employabilité, nous utilisons :

  • : taux d'étudiant de l'école  se dirigeant en thèse après l'obtention du diplôme ;

  • : la répartition moyenne des diplômés de l'école selon 25 secteurs, en pourcentage ;

  • : le nombre de diplômés de l'école ;

  • : le niveau de sélectivité préalablement calculé.

On note :

La liste de taux de thèse et celle des niveaux de sélectivité sont normalisées et réduites :

Calcul du niveau de recherche attendu par secteur :

On pose le niveau de recherche attendu de chaque école en insensibilisant du niveau d'entrée de ces dernières :

L'objectif de cette étape étant de ne pas prendre en considération le niveau d'entrée dans l'école mais seulement l'influence des secteurs d'activité.

La formule suivante renvoie, au sens des moindres carrés et pondéré par le nombre de diplômés par école, le niveau de recherche moyen attendu par secteur :

Résultats :

On calcul le niveau de recherche attendu que l'école devrait procurer simplement en fonction de la répartition dans les différents secteurs d'activité (qui sert de niveau de recherche de référence) :

Finalement, on définit le niveau de recherche de l'école comme la différence entre le taux de recherche effectif de cette dernière et son taux de recherche attendu :

Sources : données CTI (nombre de poursuites en thèse, nombre de répondants à l'enquête, nombre de diplômés), CDEFI (répartition des diplômés par secteur d'activité), données des écoles (notamment rapports des enquêtes CGE), résultats DAUR issus de l'analyse des notes moyennes.

Calcul du critère de recherche alumni

Définitions :

Soit l'indice de l'école. Pour calculer le critère de recherche alumni nous utilisons :

  • le nombre de diplômés en 2024 de l'école

  • les chercheurs récipiendaires des prix de recherche suivants : Breakthrough Prize in Life Sciences, Médaille d'argent CNRS, Médaille d'or CNRS, Médaille Fields, Prix Abel, Prix Albert-Lasker, Prix Carl-Friedrich-Gauss, Prix COPSS, Prix Crafoord, Prix Godel, Prix Goncourt, Prix Kavli, Prix Nobel, Prix Polar Music, Prix Pritzker, Prix Turing, Prix Vetlesen ;

    • le numéro du chercheur dans la base alumni DAUR ;

    • le nombre de prix du chercheur.

  • la fonction qui associe au chercheur la première formation de niveau master suivie et obtenue à l'année .

Calcul du résultat par école :

Sources : données CTI (nombre de diplômés), données publiques sur les chercheurs et leurs parcours de formation (notamment Wikipédia, sites des prix de recherche et sites des universités).

Entrepreneuriat

En cours de rédaction.

Sources : données CTI (nombre de diplômés, Nombre d’étudiants bénéficiaires du statut d’étudiant – entrepreneur).

En cours de rédaction.

Sources : données CTI (nombre de diplômés), données publiques sur les fondateurs d'entreprises de la FrenchTech et leurs parcours de formation (notamment Wikipédia, LinkedIn, site de la FrenchTech, sites des entreprises).

Catégorisation par secteur et note de spécialisation

Objectif : La catégorisation en 54 secteurs par diplôme est faite pour améliorer les lisibilités des formations en affichant que les diplômes offrant une possibilité de spécialisation dans un secteur donné. La note de spécialisation récompense les écoles proposant un enseignement spécialisé dans un domaine ou un sous-domaine et offre un réseau de diplômés dans le secteur dense.

Exemple : l'école des Mines Nancy est une école généraliste proposant une formation généraliste en 1A et permettant une spécialisation en génie des procédés en 3A, l'école Toulouse INP - ENSIACET, est une école spécialisé en chimie et offrant un cursus spécialisé en génie des procédés dès la première année et la majorité de ses diplômés travaillent en génie des procédés, ainsi Mines Nancy sera classé en génie des procédés et aura un bonus de 1 et l'ENSIACET sera aussi classé avec un bonus de 6 pour ce diplôme et l'ENPC ne sera pas classé car elle n'offre pas de spécialisation en génie des procédés.

Pour définir les catégories sectorielles de ses classements, DAUR s’est appuyé les années précédentes sur les codes NSF et Formacodes issus du RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). Toutefois, cette nomenclature présente plusieurs limites. D’une part, elle est particulièrement restrictive : une majorité d’écoles utilisent le code 32062 – Recherche et développement, ce qui ne leur laisse que très peu d’alternatives pertinentes. D’autre part, elle n’est pas utilisée de manière homogène par les établissements : certains choisissent leurs codes en fonction des enseignements dispensés, d’autres en fonction des débouchés professionnels visés.

Afin de dépasser ces limites, DAUR a adopté en 2025 une approche entièrement renouvelée. Une collecte exhaustive des intitulés de filières et de spécialisations a été réalisée pour l’ensemble des diplômes d’ingénieur recensés, soit près de 6 000 entrées. Ces intitulés ont ensuite été analysés à l’aide d’un modèle de traitement du langage naturel issu de la bibliothèque Hugging Face, permettant de regrouper automatiquement les spécialisations par proximité sémantique.

Cette première étape a conduit à la structuration des données en 15 grandes catégories, déclinées en 72 sous-catégories. Dans un second temps, certaines sous-catégories jugées trop proches ont été fusionnées (par exemple biochimie et biotechnologies, ou bâtiment et travaux publics), afin d’aboutir à une nomenclature finale de 53 secteurs.

Chaque diplôme a ensuite été rattaché à un ou plusieurs secteurs en fonction des spécialisations de troisième année (3A) proposées. Chaque spécialité n’a toutefois été affectée qu’à un seul secteur, afin de garantir la cohérence et la lisibilité du classement. À titre d’exemple, pour AgroParisTech, la spécialité « Biologie et biotechnologies pour la santé et les productions microbiennes ou végétales » a été rattachée au secteur Biotechnologies plutôt qu’au secteur Biologie.

Une fois la catégorisation des 632 diplômes finalisée, les établissements ont été invités à vérifier, confirmer ou ajuster le rattachement sectoriel de leurs formations. Certaines écoles ont ainsi choisi de mettre à jour les secteurs associés à un ou plusieurs de leurs diplômes.

Le score de spécialisation intervient comme un bonus appliqué au score final des diplômes. Il vise à valoriser à la fois le degré de spécialisation des écoles et celui des diplômes, sur la base de l’analyse sémantique des nomenclatures, des filières et des spécialisations.

Le bonus repose sur deux niveaux d’analyse complémentaires :

  • le niveau de spécialisation de l’école,

  • le niveau de spécialisation du diplôme.


1. Niveau de spécialisation de l’école

Le niveau de spécialisation d’une école est déterminé à partir de la répartition de l’ensemble de ses spécialisations, tous diplômes confondus, entre les différents secteurs.

  • École fortement spécialisée dans un secteur
    Une école est considérée comme spécialisée dans un secteur lorsque plus de 50 % de ses spécialisations sont rattachées à ce même secteur.
    Dans ce cas, l’ensemble des diplômes de l’école relevant de ce secteur bénéficie d’un bonus de 5 points.

    Exemples
    :

    • L’Institut Agro Rennes-Angers est considéré comme spécialisé dans le secteur 1. Agriculture, agronomie, agroalimentaire.

    • ISAE-Supaéro est considéré comme spécialisé dans le secteur 6. Génie mécanique, matériaux.

  • École partiellement spécialisée dans un secteur
    Une école est considérée comme spécialisée dans un secteur lorsque plus de 30 % de ses spécialisations sont rattachées à ce secteur.
    Dans ce cas, l’ensemble des diplômes de l’école relevant de ce secteur bénéficie d’un bonus de 3 points.

    Exemples :

    • L’École nationale des ponts et chaussées dans le secteur 4. Génie civil, BTP, construction, aménagement.

    • Mines Nancy dans le secteur 5. Géosciences, environnement, énergie.


2. Niveau de spécialisation du diplôme

Le niveau de spécialisation du diplôme est évalué selon la même logique sémantique, mais au périmètre du diplôme uniquement, indépendamment de la spécialisation globale de l’école.

  • Diplôme spécialisé dans un sous-secteur
    Un diplôme est considéré comme spécialisé dans un sous-secteur lorsque plus de 50 % de ses spécialisations relèvent de ce même sous-secteur.
    Ces diplômes bénéficient d’un bonus de 3 points dans le sous-secteur concerné.

    Exemple :

    • Le diplôme Sciences de la Terre de Polytech Sorbonne, spécialisé dans le sous-secteur 5.1. Géosciences.

  • Sous-secteurs à forte spécialisation
    Certains sous-secteurs particulièrement marqués (par exemple Géomatique, Génie urbain, Paysage, Aéronautique, etc.) peuvent donner lieu à un bonus supplémentaire de +1 point, lorsqu’ils correspondent à une spécialisation avérée.
    Ce bonus peut s’appliquer aussi bien :

    • à une école spécialisée (ex. ISAE-Supaéro en aéronautique, Géodata en géomatique),

    • qu’à un diplôme spécialisé (ex. INSA Strasbourg et sa spécialité Topographie).

  • Diplôme spécialisé dans un secteur
    Lorsqu’un diplôme est spécialisé ou lorsque plus de 50 % de ses spécialisations relèvent d’un même secteur (sans atteindre le seuil d’un sous-secteur), il est considéré comme spécialisé dans ce secteur.
    Dans ce cas, le diplôme bénéficie d’un bonus de 2 points dans l’ensemble des sous-secteurs du secteur concerné.
    Un bonus plus élevé peut toutefois être attribué à certains sous-secteurs spécifiques si les critères de spécialisation en sous-secteur décrits ci-dessus sont remplis.

Sources : site internet des écoles, syllabus des cours de troisième année de cycle ingénieur.